Andy
Santori
Semoun junior

≪ L'émotion et la sensibilité sont pour moi les deux forces motrices de la création artistique. Peindre, ce n'est pas "imaginer", c'est se centrer sur son coeur et le laisser s'exprimer. ≫

Si aux premiers abords Andy semble difficile à appréhender, c'est que le jeune homme se protège. Fils de l'humoriste Elie Semoun et ami de nombreuses stars, il cherche à éviter les sollicitations inutiles, mais lorsqu'il accepte de s'ouvrir, l'artiste en herbe mérite beaucoup plus qu'un moment.

Fasciné par la littérature et le cinéma américain, ses modèles s'appellent Charles Bukowski, Robert de Niro, Michael Cimino, Joaquin Phoenix, ainsi que les peintres de l'école de San Francisco comme Richard Diebenkor et James Weeks. Il est également passionné de politique et ceux qui la font, et à nouveau, il s'intéresse au fond, ne néglige pas la forme et sort des idées et discours dominants.

On retrouve ce goût pour la littérature, le cinéma et la politique dans sa peinture dont l'éclectisme n'est qu'apparent, puisque ses oeuvres révèlent et relèvent de l'intime de leur auteur, avec pour fil rouge le cinéma du monde  ou plutôt la Comédie humaine . Sorte de fiches de lecture de films ou d'évènements qui l'ont marqué, ses tableaux sont composés parfois de collages et souvent enrichis de mots ou de phrases.

Le jeune artiste de 25 ans n'hésite jamais à laisser parler sa fouge et son enthousiasme pour les couleurs et les contrastes. S'il ne cherche pas l'harmonie, il travaille sa technique et trouve ses inspirations dans des livres qu'il dévore et des expositions. Mais si les images lui parlent et servent de moteur, vite il s'en affranchit pour mieux dire ses propos. Au travers de son travail il ne veut rien d'autre qu'être lui-même, totalement et profondément jusqu'à l'intime : ses oeuvres le montrent tel qu'il est et sont toujours des autoportraits.

Passionné tout autant par l'écriture, il dispose une enveloppe cachetée dans le châssis, sur l'envers de la toile. La lettre signée est synthétique, les mots sont précis, sans adjectifs ou superlatifs. Il nous dit l'essentiel sur le côté face de l'œuvre. Libre à chacun d'ouvrir l'enveloppe et de lire les mots de l'artiste devenu poète, ou de se laisser porter par la fulgurante des images, des couleurs et des titres.

Andy est déjà un jeune artiste fascinant de maturité et d'envie. Assurément, il faut le suivre et le collectionner.