Michael Sfez

Abstrait mais pas abstrait, figuratif mais pas figuratif... Michael Sfez ne se définit pas dans un seul style. Esprit libre et sauvage, ses tableaux sortent des lignes toutes tracées des mouvements habituels. Cette façon, de s’emparer de tout ce qui l’entoure pour le métamorphoser en art, il en créera le mouvement du Synthésisme.

Sfez, créateur du Synthésisme

Sfez, associe involontairement et spontanément des perceptions qui ne devraient pas être liées. De l’art primitif à l’art moderne, la joie en regardant des enfants jouer, jusqu’aux couleurs des arbres en fleurs... Ce tout, il en fait la synthèse. Il l’appellera : le Synthésisme. Ce nouveau mouvement démontre les émotions, la beauté des courbes et des couleurs habitant ce monde.

Sa « saine » addiction

Enfant, l’ennui le pousse vite à se perdre dans son imagination. Le rêve est un moyen de s’évader d’un quotidien souvent tiède. Sa nature passionnée le pousse dans une recherche constante de l’intensité. La création saura canaliser ses émotions en ébullition et viendra le sauver d’un système scolaire qui l’éteint. Un stimulant synonyme d’apaisement venant rassasier sa dualité intérieure. D’un côté, l’effet amplificateur de l’art, pallie à sa recherche d’exaltation. De l’autre, l’effet anxiolytique, évacue ses émotions intenses accumulées.

Une porte d’entrée vers soi-même, ouverte à jamais.

Ôde à l’âme humaine

Chaque ligne est une possibilité de créer de la beauté. Au lieu d’être un contour, ses courbes sont une continuité de l’être. Comme si un autre univers se déroulait à l’intérieur de sa toile. Les lignes de ses dessins ne sont alors plus des traits dessinant une forme, mais des brèches révélant la lumière de l’âme des personnages. Dans la fragilité ou dans la force, l’amour ou la haine, sentiments de joie ou de tristesse... Pour Sfez, ce qui rend un homme beau est ce qui le rend vivant.

Comme branché sur la fréquence de la vie, ses oeuvres sont colorées en fonction du niveau d’intensité qu’il connaît. Les couleurs sombres symbolisent la tristesse, les couleurs pastel, le calme plat, et celles vives, la joie. Equation simplifiée de toute la beauté emmagasinée, son art est la solution d’une absorption à exalter.

La création de son mouvement traduit sa façon de penser : inventer ses propres règles, exprimer son talent sans rentrer dans une case, sans obligation de ressembler à un modèle ou de répondre à des critères précis... Juste s’octroyer la liberté « d’être » lui.