Patrick
Santoni

Santoni est né en 1964 en France où il vit toujours. Il s’est impliqué dans l’art depuis la fin des années 1980, après ses études aux Beaux-Arts d’Angers en architecture.

Son travail est une constante interaction entre sa vie et l’évolution de la société humaine occidentale, il pose ses constats par l’image. Ses visuels sont à la fois simples et complexes, la composition est à la fois confortée et déconstruite par l’ajout d’éléments graphiques au premier plan, perturbant la vision de l’œuvre, à l’image de la photographie, le flou et le net définissant les plans intermédiaires.

Dans son œuvre riche en diversité l’artiste utilise les méthodes conceptuelles issues de l’architecture, une organisation rigoureuse et une plastique ordonnée, qu’il applique à la composition de ses images. Il s’abreuve d’images de tous médias et s’appuie aussi sur un puissant héritage visuel légué par ses origines corses, les histoires de l’exil, du déracinement, de l’abandon, les ruines, le maquis envahissant, la poussière de l’été.

Patrick Santoni s'est souvent qualifié d’« observateur quelque peu dilettante d’un monde incohérent ». Ses débuts montre l’influence du street art, de la figuration libre, qu’il osa associer au dessin de presse, l’ensemble étant lié par les techniques des peintres classiques, glacis, sfumato, clair-obscur. Au début des années 2000 sa série « Women Plug and Play » inaugure une forme picturale inspirée du pop art s’exprimant comme des affiches aux slogans provocateurs. Il lui faudra attendre 2010 pour revenir au paysage et à l’architecture, éléments formateurs de ses débuts.

Malgré la variété de son travail, il a développé une signature unique, fortement reconnaissable et qui est incontestablement la sienne.

Ses œuvres aujourd’hui sont majoritairement des paysages où l’architecture est présente, la présence/absence de l’humain est le fil conducteur des ses œuvres. Tirées de l’imagerie télévisuelle, photographique ou de Google Maps, ses images reflètent le silence bruyant plein d'incertitude de notre temps. Santoni manipule et transforme certaines de ses peintures en impression numérique sur papier, le plus souvent en tirage unique.

Il fait un travail de recherche, sorte d’inventaire de notre société humaine, avec sa vision particulière. Son travail : questionner ses contemporains sur nos paradoxes, nos choix pour l’avenir… en soumettant des images du passé empreintes de présence humaine, images le plus souvent liées à l'enfance, aux espoirs nés dans l'enfance et à la désillusion de l'âge adulte.

Ses œuvres sont aujourd’hui présentent dans de nombreuses collections privées aux États-Unis et en Europe. Une de ses œuvres fut acquise en 2004 par le TAFM (Taipei Fine Arts Museum à Taïwan).